Utilisation
confinée d'OGM et de pathogènes - FAQ 6 : Les enceintes à flux laminaires sont-elles également des enceintes de sécurité microbiologique? Toutes les enceintes de sécurité microbiologique (ESM) ne sont pas des flux laminaires et tous les flux laminaires ne sont pas des ESM. Les ESM sont des chambres de manipulation qui protègent l'expérimentateur et l'environnement lors de manipulations qui peuvent générer des aérosols infectieux. On distingue trois cas :
Des enceintes de manipulation équipées d'un flux laminaire horizontal (hottes à flux laminaire horizontal, hottes à courants croisés, "clean benches") font très souvent partie de l'équipement d'un laboratoire. Dans ce cas, de l'air stérile est directement soufflé dans la direction du manipulateur. Ces enceintes ne peuvent en aucun cas être assimilées à des ESM puisqu'elles n'offrent aucune protection pour le manipulateur ni pour l'environnement. Des informations complémentaires sur les ESM sont disponibles (Weblink). - FAQ 7 : Quand la manipulation de cultures de cellules animales est-elle visée par la législation relative à l'utilisation confinée? Les arrêtés régionaux relatifs à l'utilisation confinée d'organismes génétiquement modifiés et/ou pathogènes ne s'appliquent pas à l'utilisation de cultures cellulaires qui n'ont pas été sciemment infectées par des agents pathogènes ou qui n'ont pas été délibérément modifiées génétiquement. Par exemple, l'isolement de lymphocytes à partir du sang périphérique de patients n'est pas soumis à la loi relative à l'utilisation confinée malgré le fait que le sang de ces patients peut potentiellement être infecté par des virus pathogènes (on pense à HIV, HBV, HCV, etc.). Si par contre ces lymphocytes sont délibérément immortalisés via une infection à l'aide du virus Epstein Barr, leur manipulation relève de l'application de la réglementation relative à l'utilisation confinée. On distingue deux types de cultures cellulaires: les cultures cellulaires primaires et les lignées cellulaires. Tant les cultures cellulaires primaires que les lignées cellulaires peuvent (accidentellement) être porteuses d'agents pathogènes indésirables, soit à cause de leur origine (tissu infecté) soit à cause de contaminations secondaires (contamination pendant l'isolation et/ou la manipulation des cellules). Il est dès lors évident que même si l'activité ne relève pas de l'utilisation confinée, les recommandations biosécuritaires dépassent les frontières de la réglementation susmentionnée. Ceci est particulièrement vrai pour la manipulation de cultures de cellules d'origine humaine ou animale. Des informations plus détaillées (en anglais) sur les risques biologiques et les mesures à adopter dans le cas de manipulation de cultures cellulaires animales sont disponibles (Weblink). - FAQ 8 : Peut-on organiser un espace de bureau dans un laboratoire? La partie "laboratoire" et la partie "administrative" peuvent-elles directement communiquer? Les principes de bonne pratique microbiologique stipulent que l'exposition de l'espace de travail et l'environnement à des (micro)-organismes pathogènes doit le plus possible être limitée. Cela explique pourquoi un laboratoire de niveau de confinement 2 doit être équipé d'un accès réservé, d'une porte à fermeture automatique (par exemple avec rappel de porte), que les fenêtres restent fermées pendant les manipulations et que le personnel porte un vêtement de protection (tablier de laboratoire) qui dans le vestiaire est rangé à part des vêtements de ville. Cela signifie également que les locaux destinés uniquement à du travail de bureau sont physiquement séparés du laboratoire où s'effectuent les manipulations. Par conséquent l'espace de bureau ne devrait pas communiquer directement avec le laboratoire mais une séparation est prévue entre celui-ci et la partie administrative (par exemple de part et d'autre d'un corridor). Pour les mêmes raisons, il est déconseillé d'installer des bureaux à l'intérieur du laboratoire. - FAQ 9: Qu'est ce que l'autoclonage? Selon les arrêtés régionaux relatifs à l'utilisation confinée d'OGM et/ou pathogènes les OGM construits à l'aide de différentes techniques peuvent être exemptés de l'application de cette législation. Une de ces techniques est l'autoclonage de micro-organismes et d'organismes de classe de risque 1 et de cellules d'organismes pluricellulaires à l'exclusion des cellules germinales d'origine humaine. Par autoclonage il faut comprendre: "...la suppression de séquences d'acide nucléique dans une cellule d'un organisme suivie ou non de la réinsertion de tout ou partie de cet acide nucléique (ou d'un équivalent synthétique), avec ou sans étapes mécaniques ou enzymatiques préalables, dans des cellules de la même espèce ou dans des cellules d'espèces étroitement liées du point de vue phylogénétique qui peuvent échanger du materiel génétique par le biais de processus physiologiques naturels, si le micro-organisme ou l'organisme qui en résulte ne risque pas de causer des maladies pouvant affecter l'homme, les animaux ou les végétaux". L'autoclonage peut comporter l'utilisation des vecteurs recombinants dont une longue expérience a montré que leur utilisation dans les micro-organismes concernés était sans danger. Un exemple d'autoclonage est celui d'un champignon génétiquement modifié de classe de risque 1, Aspergillus oryzae , dans lequel un certain nombre de copies du gène codant pour la lactase provenant du même champignon est utilisé à des fins de production à grande échelle dans l'industrie alimentaire. - FAQ 10 : Qu'est ce qu'un isolateur? Le terme "isolateur" concerne un type d'équipement de sécurité utilisé dans les animaleries. Il existe différentes présentations d'isolateurs; il peut s'agir d'une cage à souris complètement fermée équipée d'un filtre HEPA pour l'air sortant. Cette cage peut par exemple servir à héberger des souris inoculées à l'aide d'un vecteur viral (adénovirus, lentivirus). Il peut également s'agir d'une enceinte fermée (boîte à gants), comparable à une enceinte de sécurité microbiologique de classe III équipée de filtres HEPA pour l'air entrant et sortant, d'un sas de décontamination, et le plus souvent d'un bain de décontamination. Ce type d'isolateur est utilisé pour les essais d'infections expérimentales d'animaux à l'aide d'organismes pathogènes transmissibles par l'air. Par exemple l'infection de dindes par des Chlamydiales. Des informations plus détaillées sur les isolateurs sont disponibles (Weblink)
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